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POÈME 96




DÉRACINEMENT

Timidement comme confus de larmes
S'infiltre envoûtant de son maléfique charme
L'automne effleurant les pavés givrés
Des parois des cœurs qui désespéraient

Souvent de ses crépuscules enivrant je me perdais
Songeur contemplatif et me désaltérais
De l'amoncellement incurable des chimères
Sur la virtuelle stèle de mes vers austères

Arrachés á leurs bourgeons du premier âge
Au passage imperceptible du temps et des orages
La floraison de mai n'était plus qu'un souvenir
Ni le souffle juvénile qu'un éternel soupir

Mostafa DHRIF (MAROC)


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