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POÈME 65











A présent

Nos vieux pays touchent au reste du monde,
Depuis peu, un vent global assèche la terre,
Il oriente les besoins, les routes et les ponts

Autrefois, des passerelles modestes et fragiles,
En pierres et en bois enjambaient le ruisseau
Au plus juste, pour ne pas mouiller le pied des mules

A présent, en ces temps voulus par l'homme pressé
La rivière nonchalante n'a plus prise sur le cours des chemins
Le paysage se larde de grands traits larges et rapides

Déchirures irrémédiables par où s'échappent des espaces
Piquetés de villages riches en promesses désormais perdues
Qu'à leur tour, des villes lointaines se chargeront de tenir

André Fabre (FRANCE)


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