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POÈME 537




UN CRI DÉSESPÉRÉ

J'ouvre les yeux
une lumière m'éblouit
j'entends des chants
d'un passé oubli

Pourquoi est-ce j'ai ce sentiment
déjà-vu ,
mon corps flotte comme un intrus
dans cette vie

Où est-ce que je suis
la mort ou la vie!
la vérité je m'en moque,
mais d'où vient-elle
cette voie lointaine et pleine de mélancolie.

La dernière fois que je l'ai entendu
c'était dans une maison, un loge, un quartier
une place où les rêves sont pris
maltraité et jeté dans un sentier
noir et plein de pitié

Quand je me suis assis,
un frisson me parcouru
je sentis l'odeur des fleurs fanées
je suis dans un champ alors
je suppose que je devrais m'en allé

Mais non je ne suis guère
dans un champ de fleurs;
je suis dans un champ de bataille
plein de l'odeur de la mort tordu
plein de l'odeur du sang.

Je me tourne, émus, pétrifié
où est la voie que j'entendais?
Ici, il n'y a que les chants de l'oubli
le silence partout, où je regarde à jamais...

Je me souviens maintenant
on s'est donné rendez-vous ici
moi et mes frères éparpillés
dans le monde entier.

Ne serait-ce pas dans cet endroit
que l'humanité a été détruite
ne serait-ce pas dans cet endroit
que nous avons cherché fuite
ne serait-ce pas dans cette endroit
oubli et abandonné par les autres
que nos rêves se sont réunis
pour répandre l'espoir à autrui
puisque notre ennemi pensait
qu'il nous avait englouti dans le noir poUr l'éternité...

Amal chaâbouni (TUNISIE)




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