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POÈME 531




FRANÇAIS, FLEUVE DES HOMMES

Nous sommes les légions de la paix éternelle !
Que nous vaut l'or du monde enivré de son sang,
Ce bijou, sans l'éclat de la joie fraternelle
Que le vin de la mort a fait terne et cassant ?

Nos cieux ont connu des règnes sanguinaires
L'indigne servitude et des tyrans sans cœurs.
Et les rouges desseins de révolutionnaires.
Oui... Nos cieux, comme vous, ont connu la douleur.

Ô nobles étrangers ! Ô frères de la Terre
Il n'y a qu'un combat qui soit digne de nous,
Jamais ne l'oublions ! Qu'un ennemi : La Guerre !
Contre qui nous lever d'un commun «garde à vous !»

De triomphes sanglants en sanglantes défaites
Nos aïeux, cependant, ont massé par les âges
Au coffre de nos crânes - Trésor de prophète-
Mille ans de politique, unis dans un langage.

Mais nos blanches cavernes cachent d'autre choses
Les émouvants joyaux qu'a forgé le malheur
Des poètes maudits, dans les vers et les proses
Éclairant nos esprits, ont façonnés nos cœurs.

Et la vague hugolienne à ces grottes d'ivoire,
A glané la couronne et le sceptre sacré
D'un idéal royaume oublié de l'Histoire
Terre de tolérance, havre de dignité.

Ô frères ! Le Français est un trésor Humain.
Qui coule en contrebas de montagnes puissantes
En un fleuve de paix. Qu'il coule encor demain !
Qu'il berce l'avenir et sa mère innocente !

A toi, mère prochaine, à ton rêve de paix
A la suprême fête où tes enfants s'embrassent
A la nature amie, à son noble respect,
Nous vouerons notre langue en apprêtant ta trace.

Sébastien PELEKOUDAS (FRANCE)




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