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POÈME 487




JE PRIE POUR TOI, MALHEUREUX DE L’AUTRE COTÉ DU MONDE

Par ma naissance j’ai eu la chance
De naître là où tout est vrai
Mais avec l’âge j’ai pris conscience
Qu’ailleurs parfois la vie effraie.

Je pense à toi, de l’autre côté du monde
Et aux choses douloureuse qu’on vit dans ton pays.

Les enfants tuent dans les écoles,
La drogue noircit le gout des rues.
L’argent sépare le cœur des hommes
Et l’égoïsme est une vertu.
Les gens s’épuisent et se combattent
Pour des profit bien éphémères
Une insatiable avidité vous rend malheureux et amers.

Dans la crainte de la vieillesse vous ignorez jusqu’à la mort
Et quand enfin votre heure arrive vous n’êtes que terreur et remords.
Comment ne pas avoir pitié
d’existences aussi ravagées ?

A ta place j’aurais moi aussi
Vécu comme esclave en sursis,
Inconscient de la raison d’être
Victime insensé du paraître.

Alors, touché de ton malheur
Je prie pour toi de tout mon cœur,
Te souhaite une meilleure existence,
Remercie Bouddha de ma chance

J’ai la joie d’être Cambodgien
Mais les "choix-hasards" de la vie
Aurait pu faire de moi aussi
Un citoyen Américain.

NHIM Akhara (CAMBODGE)




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