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POÈME 478




JEUNESSE AFRICAINE

Je vais à l'école à travers les champs,
Les pieds dans l'herbe mouillée de la rosée,
Le refrain écarlate du paysan exténué
Me fit une douleur, pire que le pleur du chant.
Je passai, frissonnant.
Au tableau repeint en vert, l'expérience !
Des tiges de mil et de manioc
Sur de belles hauteurs, unies sans troc,
Des épis les courbaient de leur naissance.
Toute une récréation ! En belle ruée!
Court à l'appel du brave chant,
Creuse,fouille, passe, repasse, laboure le champ,
Remplit les silos efflanqués.
Elle gravit les montagnes,
Elle sème à la volée sur les vallées.
Je la vois en éveil toute mouillée
Sous la pluie, la déesse en pagne.
Sur le tableau vert de ma classe,
Plus que ces mots, un monde de natures
Nous invite au retour, une belle aventure
Dans les champs de l'Afrique Basse.

Mamadou NGOM (SÉNÉGAL)




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