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POÈME 465




LETTRE DE LA FRANCOPHONIE AU MONDE

Monde, Monde ! Ecoute, c’est moi, Francophonie, qui te parle

Je vis dans un monde où les gens ne savent plus communiquer, où les gens s’expriment sans communiquer
Dialogue entre l’élève et son professeur, dialogue entre l’enfant et le géniteur

Roulement de tambours, c’est le crépuscule, les mauvais s’extasient
Les mœurs se meurent, la décadence s’installe, mélancolie et haine se dilatent dans mon cœur
Flux de sensations étranges, je me sens trahie, rejetée, repoussée, je me sens mal aimée

Ma vie n’est pas un roman de carpe et d’épée. C’était plutôt un conte populaire, une épopée
Dans les rues sinueuses, parfois dangereuses, la nature vous salue, d’une mine bienheureuse
La chaleur ambiante des gens vous emporte, dans les souvenirs que le temps colporte
Les moissons badigeonnées à l’eau de chaux, me faisaient sentir comme un poisson dans l’eau

Je me sentais à la fois libre et prisonnier, d’une époque et d’un rythme colonisé
Que seule ma légendaire génération, portait fièrement en haute admiration
Sans cesse nos souvenirs se ressassaient, avec le temps qui passait et repassait
Je suis née sur une terre riche et prospère. Je le sais, car ce sont là mes repères

Monde, Monde ! Ecoute, c’est moi, Francophonie, qui te parle

Ah, quel intéressant tableau ! J’y vois deux mondes, qu’en penses tu Wind ?
Une forêt sous forme de nuage, trois hommes multicolores. Est-ce un mirage ?

Un caméléon souriant et un oiseau toute tête ailleurs. Un danseur en extase et un hibou, ma foi for étonné !

Des montagnes et une rivière aux eaux aux couleurs de la France, la pirogue aux courbes féminines
Les couleurs chaudes, tels des fruits tropicaux. Quel beau désordre, ma foi ! Qu’il est fort, ce bon sieur Wind !

Monde, écoute le sifflement tendre du vent, regarde la beauté de la nature se fondre dans le ciel
J’ai dessiné à l’encre de ma main, à l’huile de mes pinceaux, ton visage magnifique
Qui met mon être entier à feu et à sang, ivre pour toi et d’avantage chaque jour

Je ne peux réécrire mon histoire, cela serait salir l’image et la mémoire
De tous ceux et toutes celles, qui ont fait de ma vie une étincelle
Dans les rues de Cotonou ou de Gaza, je repends partout ce même aura
Ni les tas d’ordures, ni les nids de poule, n’effaceront le charme de la foule
Qui s’entasse au bord des rues, et des badauds qui ornent les avenues

Du lac Tanganyika à Madiba Senghor Beach, je vis, je respire, et je me sens riche
Partout l’hospitalité est légendaire, et le bonheur parfois éphémère. Je me mire, dans chaque visage que j’admire
C’est la ton charme, Monde lusophone, Monde anglophone, Monde francophone
C’est là, le charme de l’Afrique, et c’est ce qui la rend, si magnifique

Metolo Foyet (GHANA)




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