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POÈME 464




RENAISSANCE

Je voudrais habiter le désert,
Le parcourir à l'aube du jour.
Arpenter ses dunes de sable,
Sillonner ses vastes avenues,
Ecouter les mots de son silence
Dans la foi de mon existence.
Près de la solitude pleine,
Loin de la mort stupide,
Je me rappelle cet instant
Quand je me faisais vieux,
Blanchissant de remords,
Titubant d'abandon
Et de lassitude,
J'y vois couché l'horizon,
Silencieux tel un lion blessé.
Sa crinière s'offre au vent
Dans un tourbillon vif
Qui s'en va dans le ciel.
Le ballet aérien des oiseaux
Tournait mes sens rajeunis
Aux confins de la plénitude,
Vers ces iles de l'éternité.
Je voudrais habiter le désert,
Loin des boutiques éclairées,
Loin de tout marchandage.
Aux limites de la soif,
Mon regard sur la goutte!
Ces bulles d'azur céleste
Dans ma résurrection,
Me donnent le gratuit
Et l'énergie vitale
Du soupir.
Je survis déjà !

Mamadou NGOM (SÉNÉGAL)




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