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POÈME 461




LE MARDI INATTENDU

C'était un Mardi ordinaire ,
Sans vent ni tempête ,
Sans défi ou misère,
Juste une soirée calme et muette.

C'était un Mardi banal,
Sans bruit ni klaxons,
Sans pluie hivernale,
Juste un soir sans façons.

C'était un Mardi tranquille,
Sans embûche ni tracas,
Sans roman ou idylle,
Juste un soir, comme on en voit.

C'était un Mardi vingt un,
D'un Janvier de routine,
Où m'attendait mon destin ,
avec ses surprises mesquines.

C'était un Mardi de soubresaut ,
Sous le grognement d'un tonnerre,
Je m'étais fait pourtant beau ,
Avant de sortir prendre l'air.

C'était un Mardi d'horreur,
Qui me surprenait par le dos,
Je n'avais même pas eu le temps d'avoir peur,
Avant de choir en me brisant les os.

C'était un Mardi de cauchemar,
Qui me torturait sans pitié
Je n'avais même pas eu le temps de voir,
L'ambulance et les pompiers.

C'était un Mardi de drame ,
Qui surgissait dans le noir.
Qu'ai je donc fait d’infâme
Pour sombrer dans un tel désespoir?

C'était un Mardi fatal ,
Qui me retirait mes rires et mes plaisirs,
Je sortais , sans me méfier de ce mal
Qui me guettait pour me plonger dans son martyre.

C'était un Mardi d'impuissance inouïe
Où j'entendais pleurer mon âme apeurée,
Je portais mes dix huit ans , sans souci,
En refusant de les perdre et de me laisser chavirer.

C'était un Mardi sans garantie de secours,
Où j'étais loin de savoir, en sortant ce soir,
Que je ne retrouverais plus le chemin de retour,
Car , j'étais déjà, dans ce gouffre dérisoire.

C'était un Mardi
Comme je les déteste ,
Un pauvre Mardi
Qui de mon sourire , me déleste.

Je suis loin, déjà loin de ce Mardi meurtrier,
Qui m'a coupé les ailes et étouffé mes pas,
Je souffre tant mais dans ma main , mon dernier billet
Me demande de prier et de garder ma foi.

Ouarda Baziz Cherifi (ALGÉRIE)




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