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POÈME 448




ENFANTS DE LA TERRE

Par une nuit humide des nuits de l’hiver
Et dans deux coins distincts de la terre
On entendait pousser deux cris d’enfants
Dessinant la joie sur les lèvres de leurs parents
Et annonçant au monde entier...
L’arrivée de deux nouveau Nés.
L’un s’appelait François … l’autre Patrick
L’un avait la chance de vivre en Europe, l’autre en Afrique
L’un a ouvert les yeux sur les bras de ses parents
L’autre est né dans un monde différent
L’un était si joyeux de voir ceux qui l’ont mis au monde à ses cotés
L’autre a su que dans son monde à lui, Quelque chose manquait
La naissance du premier était une grande cérémonie
Celle du deuxième était une pure mélancolie
L’un visitait sa chambre pour la première fois
L’autre vivait dans une cabane en bois
L’un a fait son premier pas sur terre
L’autre, pendant l’accouchement, a perdu sa mère
La maman du premier donnerait tout pour que son fils sourit
Celle du deuxième c’est sacrifié pour lui donner la vie
Le premier ne connaissais toujours pas le sens du verbe souffrir Le deuxième fouillait dans les poubelles pour se nourrir
L’un se plaint quand il ne trouvait pas son plat préféré
L’autre parcourait les rues à pas désespérés
L’un avait déjà appris à insulter sa mère quand elle l’énervait …
L’autre rêvait de pouvoir, un jour, la serrer
L’un évitait d’avoir des étrangers parmi ses connaissances …
Le deuxième souffrait de l’humilité & de la délinquance
Deux enfants dans ce monde … l’un fêtait son douzième anniversaire
L’autre s’est suicidé espérant pouvoir mettre fin à sa misère …
Pourquoi faut-il toujours juger les gens pour leurs races & leurs couleurs ?
Ne sommes-nous donc pas tous des citoyens de la terre ?
Pourquoi doit-on priver les incapables du droit d’exister ?
Et les jeter sous les pieds de la pauvreté ?
Pour quoi donc se plaindre quand on sait qu’il y’a toujours pire que ça ?
Ferme tes yeux pour 1 minute & imagine-toi …
Je ne t’invite pas à intervenir mais imagine toi …
Imagine-toi dans ces pays
Ou les hommes politiques son trahis
Ou la différence & la liberté d’expression
Se transforme de droit en conspiration
Ou tu peux mourir d’une simple fièvre
Quand tu ne trouveras même pas de l’eau pour mouiller tes lèvres
Ou des centaines de personnes crèvent sans raison
Ou le verbe « aimer » n’a pas de conjugaison
Crois-tu pouvoir survivre dans ces circonstances ?
Et affronter cette peur & cette souffrance ?
Nombreuses sont les questions et rares les réponses …
C’est normal on est des êtres privés de notre conscience
Envahis par des idées de notre enfance
Des idées trompeuses & mâchés d’avance
L’Afrique n’est pas le continent noir ton prof de géographie t’a menti …
On ne distingue pas un être humain par sa couleur la science nous a trahit …
On vit dans un monde où règne l’injustice …
Ou ta différence n’est rien d’autre qu’un vice
Regarde au fond de toi & non à l’extérieur
Ta vrai valeur existe au plus profond de ton cœur
Vis tes rêves mais ne rêve pas ta vie
Ton existence exige le respect d’autrui
Quel que soit ta race ou ta couleur
On est tous en os & en cher
Quel que soit tes idées et ton caractère
On a tous le même sang qui coule dans nos artères
Quel que soit ton niveau social ou ton salaire
On respire tous le même oxygène dans l’air
Quel que soit ce que ta religion, tes croyances ou le nombre de tes prières
On sera tout un jour enterré sous la même terre …

Abdallah (TUNISIE)




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