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POÈME 440






Tous ces jours dans la vie d'une mère,
Porter son enfant , sur un air d'aigreur et de nausées est pour une maman
Un moment de pur bonheur , jamais un châtiment.
Le voir trébucher , marcher et courir
Lui vaudra son plus beau sourire.
Le voir porter son tablier d'écolier et son petit sac sur le dos
La laissera bâtir ses espérances d'un bonheur toujours plus beau.
Le voir se regarder dans la glace , entre une frange lissée
Et un regard amoureux ,est pour elle ,une romance qui vient de commencer.
Le voir se prendre en main , en lâchant les siennes,
La rendra fière d'avoir été au bout de ses peines.
Le voir se marier et partir se recueillir dans d'autres bras,
La rendra un peu triste malgré ce sourire qu'elle affichera.
Le voir se pencher sur le berceau de son propre enfant
Lui fera vivre un nouvel amour, un nouveau frisson.
Les jours , les semaines , les mois et les années passeront
La laissant savourer le silence d'une absence , en soupirant.
Et quand arrive ce dîner de fête ou d'anniversaire
Elle redeviendra cette irréversible mère.
Elle sourira , avec ou sans toutes ses dents
Ravivée devant l'odeur singulière de son enfant.
Et, c'est seule qu'elle ira choir, silencieuse
Sur son sofa , fatiguée mais toujours heureuse.,
Elle survivra à sa solitude, avec tous ses souvenirs éternisés
En elle,rassurée d’être encore aimée,jamais méprisée!

Ouarda Baziz Cherifi (ALGÉRIE)




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