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POÈME 438




AU NOM DE LA VIE .....

Ils dirigent le monde et ils se l'octroient.
Ils ont font une propriété privée mais disent agir au nom de l'humanité.
Ils font la pluie et le beau temps et restent aux abois.
Ils tuent,violent,jugent,condamnent à leur guise sans s’arrêter.
Ils signent des punitions et exécutent la mort sans foi.
Rien ne les gêne .Rien ne les freine dans leur cruauté.
Ils vident leurs chargeurs sur des misérables , sans poids.
Ils tuent, violent ,jugent, condamnent à leur guise sans s’arrêter.
Ils saignent, décapitent et approuvent leurs lois.
Rien ne les effraie.Rien ne leur procure un remord ou une pitié.
Ils appellent au meurtre et savourent son désarroi.
Ils tuent, violent,jugent, condamnent à leur guise sans s’arrêter.
Ils ne sont plus humains.La haine et le mépris les broient.
Rien ne les humanise .Rien ne les culpabilise, ces démons démontés.
Ils exterminent les enfants quand les leurs sont à l'abri des tracas.
Ils tuent, violent, jugent, condamnent à leur guise sans s’arrêter.
Ils défient l'homme et même Dieu,je crois.
Rien ne les inquiète. Rien ne les pénalise ces tortionnaires indomptés.
Ils dénudent les femmes quand les leurs sont bénies jusqu'aux doigts.
Ils tuent, violent , jugent, condamnent à leur guise sans s’arrêter.
Ils se vantent de leurs crimes et glorifient leur pouvoir qui s’accroît
Au fil du temps, au détriment des innocents décapités.
Ils ne sont pas seuls , dans leur génocide car ils ont d'autres voix
pour tuer, violer , juger , condamner sans s’arrêter.
Ils sont laids , lâches, écœurants avec leurs faces de rats.
Ils ôtent la vie et se proclament rois du monde, hantés
Par leur folie qui les fait rire jusqu'aux éclats.
Ils tuent, violent, jugent , condamnent sans s’arrêter.
Suis je seule à gémir dans mon sommeil , sous mon âme sans toit?
Suis je seule à pleurer ,à les mépriser et à les pointer
du doigt,à cracher sur leurs actes ,en regrettant au fond de moi,
qu'ils puissent tuer , violer , juger , condamner dans l'impunité?
Je vous hais comme jamais je n'ai pu haïr ne serait ce qu'une fois.
Je vous hais de toute ma haine de bannir la vie et de l'ensanglanter.
Soyez maudits à jamais,ô pauvres malfrats
que je tue et que je viole de ma plume, que je juge et condamne sans m’arrêter!

Ouarda Baziz Cherifi (ALGÉRIE)




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