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POÈME 437




MON FEUILLAGE D'AUTOMNE

J’ai toujours voulu être disponible
Et te servir de toute mon âme.
T’arroser de tendresse infaillible
Et t’apprendre à être femme.
La vie de femme n’est guère facile
Et procure tant de larmes.
Ni un long fleuve tranquille
Car elle est quelques fois infâme.
Être femme n’est pas toujours subtile
Et secoue par ses drames et ses rafales.
Ni une pléiade d’idylles
Qui nous épargnent du mal.
Être femme n’est pas souvent docile
et ne garantit pas toujours le calme.
On y voit des images hostiles
Et des choses qui nous désarment.
Ma vie de femme a été mouvementée
Hiver comme été.
Mais, j’ai su rebondir de justesse
Pour toi, ma douce princesse.
T’habiller de mes câlins et caresses
Printemps comme automne.
T’éviter les jougs de la tristesse
Et t’apprendre à vivre , sans aumône.
Te protéger de toute ma puissance,
Matin et jour.
Te mettre à l’abri de la souffrance
Et te nourrir de mon amour.
J’ai toujours voulu être ta maman,
Redoublant chaque instant d’effort,
Pour t’éloigner des tourments
Et de l’amertume des remords.
Tu es mon bébé d’amour et déjà tu es devenue femme
Apprends à être toujours au service de la lumière.
Dans ton âme, garde toujours cette flamme
Pour illuminer ta part de l’univers.
Le temps avance et se fait incertain,
Par ses sursauts et ses outrances.
Ne remets jamais ta chance au lendemain :
Saisis la dés qu’elle s’annonce .
Si je devais partir demain
Pour mon voyage vers l’au-delà,
Sache que même loin ,
Je vieillirais encore sur toi.
Si ce jour là venait à sonner,
promets moi de rebondir dans la foi.
Promets moi de ne jamais abandonner
Et de ne jamais céder aux tracas.
Promets moi de vaincre ta peur
Et de panser tes maux.
Promets moi d’essuyer tes pleurs
Et dis moi « je t’aime » en dernier mot .
Toi ,ma colombe d’amour , ma rose du printemps,
L’iris de ma vue, mon feuillage d’automne,
Ma fraîcheur , ma chaleur, mes quatre saisons,
L' amour est mon seul trésor :à toi je le donne !

Ouarda Baziz Cherifi (ALGÉRIE)




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