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POÈME 428




SIDI BOUSAID

Sur un fond d’émeraudes
de saphirs et de diamants
elle brille depuis l’aube
et scintille jusqu’au firmament
ces facettes multiples
aux aspects changeants
que la brise favorise
pour en donner l’élan
ou le soleil s’infiltre
en dardant ses rayons
pour la réchauffer
et attirer les estivants

Ils viennent de toutes parts
admirer sidi Bou
Ce petit coin tranquille
joli comme un bijou
au l’écrin de la mer
et le blanc des maisons
font de ce lieu limpide
une paradis sans précèdent

Juché sur la colline
Sidi Bou domine
le ciel et la terre
jusqu’au souffle d’air
qui caresse et qui courbe
l’échine des fleurs
pour en dégager
Les troublantes senteurs
de la rose, ou du jasmin
qui bercent nos nuits
et nous réveille le matin

Au crépuscule, le soleil descend
des reflets flamboyants
éclairent l’horizon de tous leurs feux
c’est un spectacle de couleurs
qui enveloppe Sidi Bou
dans toute sa splendeur
Cette féerie ne dure pas longtemps
la nuit arrive doucement
calme et mystérieuse
éteint ce foyer de braise
et laisse apparaître au loin
la lune mystérieuse
qui rôde à travers
les arbre et les maisons
fait surgir les ombres
dans les coins sombres
des rues et des bosquets.

Souriante, elle accomplit sa tâche
tout en jouant à cache-cache
mène sa petite ronde autour de nous
puis disparaît, pour laisser
les premières leurs de l’aube
entourées Sidi Bou
d’un jour nouveau
Et l’on entend monter vers le ciel
rappelant les croyants à la prière
une voix douce et mélodieuse
amenant dans le cœur de chacun
l’amour de son prochain

Hachemi Frida (TUNISIE)




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