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POÈME 427




CES ENFANTS QUI MEURENT

Les plus grands de ce monde
Galopent dans leur grandeur
En jouissant de leur fortune féconde
Et en comptant l’argent de leur beurre.
Non loin de leurs résidences de rêve,
Dans les gouffres de la honte,
La vie d’un enfant s’achève
Sans avoir vécu son conte.
Les plus forts de ce monde,
Se construisent de nouveaux royaumes,
Au moment où des bambins, jouant à la ronde,
Périssent, sans avoir pu devenir des hommes.
Les plus robustes de ce monde,
Défiant les maux de leurs actes,
Pulvérisent ,par leurs bombes immondes,
L’innocence, sans qu’ils se rétractent.
Les plus grands bavards de ce monde,
Dans leurs discours de sourds,
Se rassemblent sur la même longueur d’onde
Pour bâtir une infâme basse cour.
Non loin ,de leurs épaules colossales
Et leurs bedaines répugnantes,
On entend surgir le bruit infernal
De leurs bombes résonnantes.
On entend sonner le glas
Et rugir les supplices
Qui tels des chiens aux abois
Bavent en savourant l’effroi de l’injustice !
Pauvre monde écroué
Sous des balles assassines
Qui se jouit de tuer
sous une rancœur qu’il rumine !
Et moi,qui ne suis que moi,
Par mes mains liées et ma voix enrouée ,
J'accuse ces créatures sans foi ,
Qui tuent dans leur bestialité qualifiée !
Et moi, qui fume ma colère
Et mon amertume envers ces enfants qui meurent,
Je maudis tous ces génocides et toutes ces guerres
Qui surgissent ,frappent et signent leur laideur!

Ouarda Baziz Cherifi (ALGÉRIE)




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