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POÈME 418




FRANCOPHONIE OU LES UNIONS IMPLICITES

Je ne parle pas qu’une simple langue
Mais un esprit
Vent de toutes les libertés
Ou patrimoine déferlant
Qui tisse outre temps et frontières
Des cascades de mots et de liens
Aussi impétueux que les clameurs olympiennes
Des rapides du Bas-Congo
Si nous le voulons
Des ponts se bâtiront
Traversant l’humus noir de nos forêts vierges
Jusqu’aux blanches paluches de l’ancêtre Nil

Sentier effiloché de l’Histoire
Imbibée parfois des larmes de nos lunes intimes, déchirées
La langue est commune
Musique à travers les grains du cœur
Et je n’en parle pas qu’une
Sachez-le
Je l’ai choisie
Puisqu’elle est poésie
Aux moult déclamations chromatiques
Perçant le vide de son étincelle
La voix d’une myriade de génies dansant
Eparpillés entre les os de nos quatre océans
Cette langue, c’est tout un peuple
Cette langue est une vasque-monde.

JOSUE MAKOUNDOU KINVIDI (FRANCE)




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