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POÈME 394




LITTÉRATURE

Il est un océan plus grand que l’infini,
Un domaine plus vaste encore que l’esprit,
Un espace où l’âme vagabonde et se perd
Dans les mystérieux abysses de l’univers.
Il s’agit de ce monde fait d’éternels rêves
Où l’on s’évade vite sans aucune trêve,
Un monde parallèle où erre la pensée,
Charmée de s’exiler vers une terre ignorée.
Le cœur est convoqué tout auprès des rivages,
Hantés par l’obsédante image du Savoir
Gardant jalousement les portes d’un manoir,
Peuplé de livres altiers et de très belles pages.
Car la littérature est seule châtelaine
De cette bâtisse immense aux jardins insolites,
Le génie y habite et sa fierté hautaine
Succombe, subjuguée, à la splendeur des mythes.
D’immortels chefs-d’œuvre marquent en abondance
Le triomphe humain sur les outrages du temps,
Les siècles sont passés sans ternir la fragrance
D'un précieux trésor livré aux yeux ardents.
Romans et poésies veillent en sentinelles
Autour de vieux récits flamboyants de passion
Mais les histoires montent aux créneaux des tourelles
Pour transmettre leur lumière aux constellations.
Car la nuit qui tombe n’éteindra pas la Science
Ni le flambeau brûlant de ces divins écrits,
Héritage incessant d’amour, de connaissance,
Légué comme un défi aux hommes, ces proscrits.

Mélika Golcem Ben Redjeb (TUNISIE)




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