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POÈME 368




MON LIVRE

Ouf ! Me voila enfin seul avec mon amour
Mais avant que tu n'ouvres la bouche mure,
Laisse-moi adopter une meilleure posture
Et je te prendrai voluptueusement dans ma cour

Merci à toi, Nuit sombre, ma dévouée entremetteuse
Par ta ruse, la voix de l'homme s'est éteinte
Les organes prisonniers le jour aux dures empreintes
Se sont libérés et s'entremêlent, la mine fougueuse.

Les étoiles seront comme toujours, témoins d'une scène,
Une scène où la parole n'a pas sa place saine.
Que toute ta chaleur, Amour, me pénètre sans limite
Jusqu'au salon balsamique de mes pépites.

dieu de la volupté, ordonnez le dilatement !
Je veux dévorer ces pages sans gène.
Je veux sentir les mots traverser ma rétine
Pour nourrir mon esprit, le temps d'une lecture, calmement.

Abdou Rahmane Diène (SÉNÉGAL)




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