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POÈME 365




JE ME DEMANDE … JE VOUS DEMANDE…

Mais au nom de quel dieu naissent ces flots d’enfants,
Si nous ne sommes pas infiniment coupables
Sur ce sol africain, quasi agonisants
Du soleil trop brûlant et des grands vents de sable,
Alors qu’en des ailleurs des berceaux de dentelle
Des couverts en vieil or sur les nappes brodées,
S’offrent au petit prince et à la jouvencelle ?
Des flûtes de cristal pour champagnes ambrés !

Comment ces hommes-là tant chargés de pouvoirs
Pardon de n’être pas seulement rien de mieux
Sont aussi insoucieux de ces quelques devoirs
Qu’un être dit humain trop souvent oublieux
Que chacun en naissant doit à l’un et à l’autre
De tous ceux de l’Afrique ou d’ici et d’ailleurs
Sans qu’il faille avant tout être un quelconque apôtre ?
Qui vivent, coutumière, une infinie terreur !

Pourquoi ne voit-on pas ces nouveaux missionnaires
Quelle est donc cette image au fond de ce miroir
Offrir force et courage en gardant leurs prières
De celui qui ne sait donner l’infime espoir
Afin que tous ces gens délaissés par le ciel
A ces gens de si loin pourtant tellement proches
Apprennent que des mots ont la saveur du miel ?
Et qui n’ont en leurs yeux pas l’ombre d’un reproche ?

Ce qu’ils pensent là-bas, dans leur grande souffrance,
De quoi chacun de nous peut-il donc être fier
Des hommes bien pansus de la terre de France
S’il n’a en l’aujourd’hui pas fait plus qu’en l’hier
Qui, sur chaque tartine, ont plus de confiture
Et s’il n’a pour demain nul projet pour personne
Mais n’y trouvent jamais quelque goût d’imposture !
Si ce n’est d’être roi sous sa propre couronne ?

Guy LE HULUDUT (FRANCE)




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