Autres Sites








Partenaires




POÈME 363




LE CHÉRISSEUR

Il a tôt ressenti qu’on lui perçait le cœur
En glissant dans ces trous du bel amour en graines
Loin du picorement des merles et des draines
Dans cette glèbe-là qu’on dit terre à bonheur.

Puis le temps a passé le laissant bien grandir
Jusqu’à ce qu’il ait su qu’il ne savait rien d’autre
Que ces mots dont on dit qu’ils sont des mots d’apôtre
Tant il n’en est aucun que l’on puisse affadir.

Alors il va son pas au seul bon gré du jour
Vivant au quotidien sa plus que belle histoire
N’ayant souci vraiment de quelque infime gloire
Tant il lui est plaisir d’être donneur d’amour.

Lui sont inimportants ces insidieux propos
Qu’il perçoit quelquefois au détour de paroles
Qu’on lui lance parfois comme piètres oboles
A ces miséreux-là qu’on croit être bien sots.

Il sait bien qu’il se doit de chérir comme il veut
Ceux qui n’attendent rien sinon quelque tendresse
Qu’il offre à qui mieux mieux car telle est sa richesse
Dont d’aucuns ont besoin dans leur sauve-qui-peut.

Guy LE HULUDUT (FRANCE)




RETOUR A LA LISTE DES POÈMES