Autres Sites








Partenaires




POÈME 359




AU PIED DE LA MONTAGNE

Là-bas au regard des autres on ressemble à tout sauf rien
J’ai fait les mêmes cinq prière cinq fois chaque jour au lever et au coucher
Au pied de cette montagne que vois tu là-bas, se trouve des êtres
semblables au diable
Ma peine semble les fait sourire à chaque fois que je rentre de la pêche
Oui! Cette pêche interminable ou le poisson ne peut apparaître que par surprise
La montagne me comprend, elle me console dans cette solitude pleine de
pensées figées
Les mères ont fait ce qu'elles ont pu, nous éloigner du déluge malsain
de l'enfance
Je reste celui qui chanterait pour vous les cantiques religieuses tard
la nuit sous la montagne
De plus en plus fort ma voix s'élève vers le ciel pour la pénitence
Elles sont grandes nos fautes, tel un tsunami ravageur
Dois-je me plaindre ou appeler mon Dieu à l'aide? Je respire et transpire
Au pied de la montagne, j’ai chassé le chagrin qui me rongeait efficacement
Cette fois, je ne peux me plaindre car rien n'est à plaindre dans un
monde fait d'immoralité
Vers le firmament étoilé de l'aurore je caresse le rêve de nous voir
assis comme les fils d'Israël
Regardant et parlant du passé de nos pères et mères,
Triste et mélancolique mes mots me malmènent tout le long de la journée
Au pied de cette montagne que vois tu s'y trouve mon refuge, la ou je
confie mes peines et pleurs
Une saison autre que celle sur la montagne est presque à l'horizon,
elle fera vivre
Les fidèles seront servis pour le restant de leur jour et à l'au de la
Au pied de la montagne, de ma montagne, j’irais cinq fois par cinq chemins
Le socle du diadème se fend sans faille et on laisse faire avec le
regard plein de tristesse hypocrite
Je suis las de ces rires sans sourire aux dents de lions pointus
cherchant à régler des comptes
Le jour se lève mes mains tendues vers le ciel pour recevoir la grâce
divine qui tarde
Certes! Il est grand et fort notre seigneur,
Je ne peux faire autrement que l'attendre comme des milliers
d'esclaves serviteurs
Sommes-nous dignes d'être au pied du mastodonte?
Le diable semble exhiber son stratagème sur certains visages de loups
Cette fois et sept fois j’ai continué mes prières au pied de la montagne
Qui sont des calmants incomparables à ceux de Freud
Je reste debout dans cette contemplation de la nature ou le résultat semble venir.

Ismael Keita (GUINÉE)




RETOUR A LA LISTE DES POÈMES