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POÈME 358




LA VOIX DES MIENS

Tôt ce matin au premier chant du coq j’ai fait ce rêve
Ce rêve sans trêve ou battent les Tam tams des miens
Devant ma case qui sommeille au bruit de la foret et des cris de bêtes sauvages
Des pieds foulent le sol, des danses de tout genre se font sans sandales
Les miens m'appellent au son des tam-tams et coras
Le sang bouille en moi, mes forces pour le lendemain m'abandonnent
Suis-je de ceux qui sont fous de leur terre ? Suis-je condamné à ne
plus retourner auprès de vous ?
Battez ces tam-tams que je les entends au plus profond de mes entrailles
Vers vous je viendrais pour la danse en transe, je suis votre fils,
vous êtes pères
Battez plus fort ces peaux de vache que je les entends chaque jour à mon réveil
Plus proche de vous je le resterais, mais il me faut ces sons
Ces sons qui me rappellent cette enfance autour du feu pour un conte
Ces sons avec des messages dont le corps et l'esprit, seuls peuvent
comprendre le sens
Je suis triste, si triste ce matin encore, le fait que ce ne fut qu’un
rêve une fois de plus
Je sens que bientôt je m’envolerais vers vous avec joie et sérénité.

Ismael Keita (GUINÉE)




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