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POÈME 316




ÉCLOSION

L’œuf éclos,
La vie est;
Plutôt le sens serait:
L’ultime illusion du faux.
Le monde nait du désert chaud,
Et j’étais son passager au repos.
Présume-je être mon propre dieu,
Ou encore le maitre de ces lieux?
Alors ma patience n’était que l’essence,
Me donnant la force de marcher vers ma misère.
Obnubiler d’un rêve de m’accrocher à l’ignorance,
Et une telle insolence suit toujours l’enfer.
Et s’il n’est plus beau,
S’il n’est plus sensible;
C’est que son amour est faux.
Oh! Frivole désirs de ce temps pénible!
J’ai cru voir la corpulence de cette paix.
Son sexe de conquérir la peur des nations.
L’envie de ne plus plier sous le faix;
Mais le corps ligoté aux fers et la pensée à la dérivation.
L’esprit en péril et ma chaire brisée,
De subir les conséquences de la futilité.
Je peigne l’ombre du subconscient,
Et je caresse le désir de dessiner l’océan.
L’éclosion de mystères du bleu de la profondeur.
Le goût salé de la mer,
La lumière transperçant l’épiderme des frayeurs,
Et j’ai vu les nageoires aquatiques du revers.
La vire volte d’un enfant étrange.
La naissance de l’imperfection d’un songe,
Ou les pleurs fleurissent le temps d’un regard;
Sur l’avenir des fruits amers d’un éternel cauchemar.
Je conjugue l’imparfait du temps,
Le conditionnel des émotions futures.
Jadis la vie incomprise n’était qu’un élément,
Le squelette de ces âmes sans structure.
Alors je tourne mes yeux loin de cette folie.
La gloire d’intensifier l’inutile,
Simple mais toujours ennuyeux pour un cœur stérile.
Ah! Le rire le calme des temps incompris!
Une liberté virtuelle des faits naissants,
La métamorphose des plans méthodiques.
Tout vient du vent,
Où la paille voyage pour poser sa semence a la terre.
Et que naisse la nature humaine!
Angélique et en même temps diabolique.
Vantez-vous de cette science si vaine?
Faites-vous donc jamais l’idée qu’elle ne sera plus?
Eclosion…

John Dorvilier (HAITI)




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