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POÈME 300




LE SOURIRE DE MARIANNE

La chaleur bienveillante d’un sourire maternel
Allume la face auguste d’une Marianne pacifique
Et Méditerranée, Atlantique, Pacifique
Charrient sur leur écume son amour éternel.

L’alcyon prend son envol, et son riant babil
S’élève dans les nuées et vient gonfler les cœurs
Des amants de la France qui accordent en un chœur
Chantant leur fière passion d’une langue cantabile

Sous la garde bienveillante de l’antique Yggdrasil
Qui étend toujours plus ses vénérables racines
Enlaçant tendrement les enfants de Racine
Leur offrant le plus doux et confortable asile.

Héritiers de Bouddha, de Shiva ou d’Abel
Ces mille joyeuses cohortes mêlent gaiment leurs couleurs
Fois, croyances et coutumes, oubliant la douleur
Et l’échec mortifiant de la Tour de Babel

Travaillant à l’espoir d’abolir les frontières
De reconstruire ensemble, invincible chaîne de mains
Un amour fraternel, de meilleurs lendemains
D’absorber dans leur âme aimante les pleurs d’hier

D’affranchir peur et haine, préjugés prosaïques
D’unir leurs différences pour embrasser le monde
Et de noyer le stupre, l’innommable et l’immonde
Dans l’éclatante lumière de leurs mille mosaïques.

Et la langue de Molière, troublante polyphonie
Ardente et saisissante rassemble incontinent
Toutes ces âmes dispersées sur les cinq continents
En un vibrant hommage à la francophonie.

Arnaud Marchal (FRANCE/QATAR)


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