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POÈME 269




AU DELA DES MOTS

L'esprit est là, furtif dans mes songes,
je lève l'ancre du bateau de mes neurones,
Je navigue dans la tempête et je plonge,
Libre, derrière le courant des eaux d'automne.
Fantastique mon cœur du jour !
Battements et souffles qui me poussent.
J'entends des sens. les fous tambours
Battre les pas valsés des vents en secousse.
C'est fort. C'est très fort.
De résister de mon silence au vacarme qui m'habite.
Qui me ronge. Qui se débat et me séduit encore.
Je ferme le regard et me décapite !
Naître de ce gros calvaire au corps.
Simultanées couleurs en tourbillon
Aux portes de mes rêves naissants.
Belle mer qui m'emporte sans sillon
Au large des brumes du temps.
L'esprit est là, furtif dans mes larmes,
Aux défuntes épaules, froides sans bras,
Je pleure ma solitude dans la rame,
Je m’essouffle derrière la lumière qui va.
C'est fort. C'est très fort.

Mamadou NGOM (SÉNÉGAL)


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