Autres Sites








Partenaires




POÈME 249






La salive qui séchait et dans ma langue
Une autobiographie mal menée par une présentation médiocre
Dans les confessions sans actions, j'étais plongé dans une déception dont la honte fut le miroir de mon reflet
Mes camarades ne pouvaient pas me lâcher des yeux
J'étais perdu, d'accord, même pas une corde
Je roulais, j'enroulais, je bégaie et je pliais mes mots
Dans une rhétorique perdue dans l'enfer de mon esprit
Tant pis, je vous en prie, madame, je suis l'ombre de mon portrait sans trait, c'est pire dans la mire des mes rires ;
La frustration, le manque d'inspiration, une peur brûlante,
Un trac fou me rendait détraqué dans la mise en scène
La frustration, mon amie et mon ennemie
Dans la langue de Molière je n'étais pas à l'aise ni balaise
J'étais déguisé en lâche, je roulais, je moulais et je soûlais les mots de Jean Jacques Rousseau
Je méritais un balai et un seau pour nettoyer et soigner
Mon langage débile et nul
Ni autobiographie ni graphie ni articulation
Je perdais mon latin au fur et à mesure de l'exposé
Devant mes chers camarades je craquais et je claquais
Mon inconscient perdait la dignité du littéraire
Sans horaire ni caractère j'aurais du me taire
L'art de bien parler m'a échappé
Je veux les mots de Sartre
Je veux faire la rhétorique sans peur ni manque de confiance
Toujours dans quelque part tu vas me manquer
Oh ! Ma poésie, tu es mon seul et ultime refuge
Mes poèmes, mon ami et mes amis
J'ai perdu le contrôle
J'étouffais dans mon discours
Je mens et je mentais à toi Sidney
Je roulais encore dans le temps du printemps
Oh ! Ma poésie ! Amène-moi loin d'ici, j'aurais voulu
Des vacances perdues, dans la musique de mes poèmes...
La poésie et moi, nous sommes un seul et unique amour
Nous nous aimons maintenant et toujours jusqu'à la fin.

Sidney Chai Fernandes (ALGÉRIE)


RETOUR A LA LISTE DES POÈMES