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POÈME 245




AMOUR ET ADOLESCENCE

Quand sur la grève des vagues lentes et brèves
Viennent échouer et que monotones s'élèvent
Leurs soupirs vers ces cieux de détresse
Chatouillés par la lune qu'ils blessent
Quant à l'aube des voiles ternes, blêmissant
Murmurent doucement leurs regrets au jour naissant
Palissant m'obsède la voix d'un adolescent...

Oh ! mon malheureux et larmoyant cœur se fait vieux
Et se plaint lamentablement
Mais l'ultime prière qui s'envolera vers les cieux
Atteindra-t-elle son firmament !

La première fois où Muse ton étincelle a terni
Dans mon cœur qui se débattait
Ton langoureux chant o ! ma Muse,avait fini
Dans l'air d'un tendre amour qui m'exaltait

Oh ! ce pauvre cœur qui glisse sur les lames
De tes vagues blessantes
O mer ! s'engouffre dans l'écume de larmes
De tes flots qu'argente la lune blêmissante

Pourtant ce berceau qui dans ma belle jeunesse !
Semblait me bercer de ses illusions
N'a pas encore atteint dans la détresse
Où me plongent mes précoces visions
L'image qu'une certaine destinée traîtresse
Réserve à l’être dans le flot de ses désillusions
Et dans mes pensées un sombre spectre tour à tour clair
Entache d'ombres fuyantes et grises
Les jours et les nuits amers
Qui s'en vont et me brisent

Mostafa DHRIF (MAROC)


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