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POÈME 242




LA FRANCOPHONIE A DAKAR

Novembre, assurément, le mois de la Téranga.
Du Fouta à Thionck Essyl par l'alizé du soir,
De Dakar au Boundou sur la rive des arts.
L'universel Senghor s'entend dans la rame,
Sur le pont, vers Fadiouth, loin du macadam,
Les coquillages blancs portent tous les pas.
Fils du terroir ! Réjouis-toi !
Tu as les rènes des royaumes du Sine et du Saloum,
Terres des grands Burr au passé digne.
Ces hommes d'honneur, toujours en ligne,
Sous les palabres du salut et de l'amitié.
Kor Siga ! m'entends-tu de ma voix faible?
Je veux parler comme toi, à mes hôtes.
Prêtez-moi cet écho de ton soupir.
Cette saison d'éveil et de douceurs
Le long des jours de tout mon an,
Pour te mériter.Pour te satisfaire.
Novembre, assurément, le mois de la Culture.
Des peuples premiers aux héritiers du Temps,
Les éloges fraternels des contemporains
Au fils prodigue! Qui ne lève pas la main.
Ni pour être vu, ni pour toucher le ciel,
Mais pour montrer le sourire de la Téranga.
Au soleil du Levant ! A l'Etoile du Nord !
Au Dalai-Lama ! Au mont Everest !
A Notre-Dame ! A La Sainte Mosquée !
Au désert de Mauritanie un soir cruel !
Aux riches et aux solitaires de tous pays.
Et les convier au
Rendez-vous du donner et du recevoir.
Ni perte, ni gain au pays de l'Egalité.
Ni défaite, ni revanche au pays de Mr DIOUF,
Mais hospitalité, démocratie et francophonie.

Mamadou NGOM (SÉNÉGAL)


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