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POÈME 212










LUCIOLE DES TENEBRES

J'ai peur du vent
Qu'il dissipe l'écume de mon rêve
Mon rêve qui sort du temple
Vers l'océan
Dans mon cœur il se nourrit
De moi et d'autrui
Se purifie de la violence
De la haine de la vengeance
De peur qu'il s'enfuit
Moi, j'attends toujours!
J'espère et j'attends
Le mariage du soleil
Avec la lune un jour
Et j'attends dans l'horizon comme un rameur
Un arc-en-ciel qui traduit toutes les couleurs,
Qui se nourrissent de l'espoir et de la paix
Se changent l'amour et l'amitié
Aujourd'hui, Nul n'est prophète
Pour qu'il gère la culpabilité
L'harmonie de la différence
De la couleur, de la lueur
Des yeux et des objets
Seul, le langage des mots et des lettres
Qui fera naître
Le magicien du tableau
Moi j'espère et j'attends,
Ce jour tardif comme un automne lent,
Le chœur qui chantera la liberté
Qui rendra aux lettres leur magie
Et à la mère
La terre universelle.

Aissa HADIBI (ALGÉRIE)


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