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POÈME 193











L'UNION FAIT LA FORCE

Tricycle d’une magistrale fierté:
Liberté – Egalité – Fraternité
Circulant à travers les rues principales
Comme aux chaires se pouponnent les chorales
L’ordre de lancer à l’intérêt commun
Un message clé rendant les hommes un

Je crie Oh! Je crie, et je crie à grande gorge
Comme brûlée par un fer dans une forge
Libre! Liberté! Liberté! Liberté!
Négligeant, blasphémant deux autres piliers
Je crois bien l’entendre satisfaire l’entrain
Et bien me larguer les pieds liés d’un pétrin

De près l’autre altier vocifère
Sans regard, sourire, amitié d’un frère:
Egal! Egalité! Egalité Egalité!
Quelle prétention! Humm! Quelle vanité!
Pour ignorer de charité, la grandeur
S’exclamer même aux vents fous d’être vainqueurs

Un gouffre d’égoïsme l’éprit au loin
Celui se mirant, s’admirant dans son coin:
Frère! Fraternité! Fraternité! Fraternité!
Se souillant du mépris d’être, de lâcheté
Tâtonnant avec mains, avec coeur, tout le noir
Dans l’étroitesse pathétique d’un couloir

Suintant de gouttes de pleurs, de pleurs amers
En averse, qui font déborder la mer
Ce, enchaîner de par sa manière son coeur
Les autres à l’oubli et soi-même à l’heure
Les autres deviennent ma proie accusée
Méconnue, par eux je suis déjà jugée

Je sanglote, oh! Je sanglote au sang!
Fixe mes pareils aussi fondus, errants
L’hélice de la honte nous réunit par des larmes
Ah! Aux remords d’effort du moi sans alarmes
D’un de coeurs à sauter, du terrestre, l’écorce
A la pure apogée d’UNION FAIT LA FORCE!

Francion Thimothe Jean-Jacques (HAITI)


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