Autres Sites








Partenaires




POÈME 182




UNE MINUTE DE BONHEUR

Quand deux verbes se suivent, le second est souvent dubitatif
Rester à l’infinitif n’est pas vraiment évolutif
Les verbes sont faits pour être conjugués
Comme la femme a besoin d’être choyée
Et même une fleur a besoin de s’exprimer

Mais ce qui m’étonne, c’est que l’imparfait se conjugue toujours au passé
Et le futur n’est pas toujours aussi simple
Parce que, parfois il est… antérieur
Pendant que le présent devient de plus en plus pressant
Et le sentiment d’impuissance, de plus en plus oppressant

Voir un peuple qui se meurt sans pour autant pouvoir le sauver
Comme voir cet enfant qui souffre, sans pour autant pouvoir le soulager
Voir tous ces enfants mendier comme si c’était linéaire
Tous ces malades mentaux qui décorent la rue, comme si le peuple en était fier
Et puis, voir l’homme devenir pire qu’un animal
Pour constater qu’il est sorti de sa conception originelle
C’est à se demander si la vie est vraiment belle?

Non ! Certes ce n’est pas toujours le cas
Mais parfois elle est si belle qu’on n’a pas envie qu’elle s’arrête
Envie que ces rares moments de bonheur ne finissent jamais
Si, parfois on est si ému, qu’on a envie de pleurer
Envie que ces moments d’extase ne s’arrêtent jamais
Il n y a rien de plus beau que des larmes de joie
Pour noyer toutes les vicissitudes endurées par notre foi
Croire qu’au royaume des glaciers, le soleil se lèvera
Et que dans nos cœurs asséchés, la rose refleurira

C’est vrai, la vie est souvent cruelle, mais elle vaut la peine d’être vécue
Rien que pour cette minute où tu entends ce cri du bébé qui nait
Et se battre à tous les instants pour qu’il ne vive que paix
Il n y a rien de plus beau que de voir un enfant qui sourit
Et guetter ce moment où il pose son premier pas
Pour surprendre cet instant où il prononce pour la première fois : MAMAN

"Diamil" Moustapha Ciss (SÉNÉGAL)


RETOUR A LA LISTE DES POÈMES