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POÈME 174











LA TOILE DE VERRE

"...
Et sous la complainte des cors et des lyres,
On devine la plainte des corps et délires
D'un soir, artisans main dans la main
D'une esquisse d'avenir sans lendemain.
Le verre à la proue d'un grand dirigeable
Voguant par delà mil et une contrées
Il me faudrait figer l'infigeable
Changer l'image d'un grand miroir doré.
Je saisis le bleu du ciel, il se grise
Je veux le blanc des nuages, ils me fuient
Quant au rouge, il me reste sur les mains.
Je jette à bas le tableau qui se brise
Par delà les nues, baigné par la pluie,
Il me reste pour écrire, ce parchemin.
Je suis dessus terre et mer l'Albatros maudit,
Spectateur d'un monde qui écrit sa mélodie.

Pierre ANTOINE (BELGIQUE)


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