Autres Sites








Partenaires




POÈME 168











EXIL

O vent ne soufflez pas !
Ondes apaisez vos mouvements
Dors mon navire, dors en silence sur l’océan
Une fois encore je verrai tes côtes mon pays

Là-bas, appuyé sur un roc Couronné de mousse
Et chantant gaiement la chanson douce
Le pêcheur au sein sans soupir
Sèche ses filets au soleil

Heureux paysan son travail fini
Quitte son petit champ de blé
L’amour et l’amitié hôtes de sa chaumière
Accueillent sa bienvenue par un sourire sincère

Adieu ma patrie adieu et à jamais
Ces yeux bannis ne verront plus tes côtes
Un sombre présage dit à mon cœur
Que jamais mes pas ne fouleraient ton rivage

Mon oreille n’entendra plus la chanson
Chantée par une fille de la montagne
Par un villageois implorant l’amour
Par un berger poussant ses notes sans art

Noureddine NEGGAZ ( MAROC)


RETOUR A LA LISTE DES POÈMES