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POÈME 167











J’AI VU

J’ai vu les couleurs de l’ironie ,j’ai connu les degrés de la haine
Et j’ai entendu des violons
Qui s’accordaient pour la symphonie de la douleur …
J’ai vu une géante araignée
Répandre sa toile sur une ville longtemps muette
Longtemps bâillonnée , longtemps ligotée
J’ai vu la ville prisonnière dans une cage d’insouciance …
Seul à seul , moi et l’ennui
Nous allons à la vente aux enchères
De la rage et de la folie …, de la misère aussi
Jai vu un homme assister fièrement au défilé des escargots
J’ai vu un homme étouffer sa colère et taire sa plainte
J’ai vu un homme ……Saigner à blanc
J’ai vu un homme pénétrer dans le silence …
Seul à seul , moi et l’ennui
Nous frappons à la porte du souvenir mutilé
De l’oubli , de l’amnésie
J’ai vu une femme pour des complots de sexe
Prendre un bain dans l’urine des crapauds
J’ai vu une femme essayer de transformer la réalité
A la recherche d’une consolation
J’ai vu une femme déçue …épuiser ses larmes
Seul à seul , moi et l’ennui , nous luttons
Mais au fond de moi , des choses se tordent et se déchirent …
J’ai vu un enfant maudire un soleil indifférent
Qui ne réchauffe plus son corps froid
J’ai entendu sa voix qui s’élevait puis se taisait , désespérée
J’ai entendu ses cris éclater dans le vide
J’ai vu un enfant mourir , plein de songes , plein d’ espérances …
Seul à seul , moi et l’ennui , nous rêvons de changer la ville
En une blague , un rire , Un cri … électrique

Noureddine NEGGAZ ( MAROC)


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