Autres Sites








Partenaires




POÈME 164




LE POÈTE ENDORMI

Dans la cage de tes yeux, je vois l’âme endormie,
Lève-toi, ô poète, lève-toi et écris !
La nature t’a donné une source infinie
De douleur et d’amour et de rêves meurtris.
Sois le peintre du monde et colore ta palette
De ces teintes empruntées aux silences déchirants.
Sur la toile de tes vers surgiront les comètes
Filant en longs cheveux d’indicibles tourments.
Sois cet Aigle hautain que la terre idolâtre,
Cet oiseau sans égal, ce messager de Dieu
Ouvrant ses ailes immenses dans l’immensité bleue
Et scrutant l’indicible d’un regard opiniâtre.
Débusque la beauté quel que soit son repaire,
Et donne-lui son dû car elle est rare et précaire,
Sois celui qui navigue dans les flots agités
Et poursuit les tempêtes dans leur antre secret.
Sois l’artiste exalté et l’auteur ébloui
Désireux de créer le plus beau des poèmes.
Les aurores fleuriront dans les grottes de ta nuit
Et l’amour deviendra le plus noble des emblèmes.
Car ton don est inné ! Enchaîné à ton corps,
Il te suivra longtemps sur les grèves du monde,
T’exaltant de sa voix passionnée et profonde
Et créant dans ton cœur d’immortels accords.
Dans la cage de tes yeux, ton regard a soudain lui,
Ton âme s’est agitée, ton esprit assoupi
S’est empli de lumière et de vie,
Lève-toi, ô Poète, lève-toi et écris! )

Mélika Golcem Ben Redjeb (TUNISIE)


RETOUR A LA LISTE DES POÈMES