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POÈME 151




PLUS HAUT, PLUS LOIN !

Ce tableau se meut. Il respire
Il transpire. Ses traits se heurtent.
Sa face est d'argile. Elle soupire.
Il est élastique. Féérique. Haute.
Son masque est de toutes les ombres.
Des visages sans face,
Les mains soudés, sans encombre
Allongent le choeur qui passe.
Ce tableau est vivant.
Plus qu'une mer sous la tempète
Fort.Entraineur.Vivifiant.
Il rugit plus suave qu'une trompette.
Sa face scrute les étoiles.
Ses sujets épanouis, sommeillent
A l'écoute du chant des étoiles.
Belles sentinelles qui veillent.
Ce tableau est cordial.Il sourit.
Il plaisante. Il tend les bras.
Il n'est d'aucun parti-pris.
Son coeur est sur un plat.
Ce tableau est intercontinental.
Il est sur la terre et dans l'espace.
Spacieux et fin sur ma terre natale.
Il domine toute surface.
Ce tableau est une horloge.
Elle rythme la marche du vent:
Compteur fidèle qui loge
Les pulsions de notre temps

Mamadou NGOM (SÉNÉGAL)




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