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POÈME 127











Paix

J’espère te retrouver un jour
Sur la Terre, Sans me taire
Sans crainte, sur la Terre
Où il ne fait jamais jour

De peur de se réveiller
De vivre ce perpétuel malheur
Préférant sombrer dans un long sommeil
Un sommeil coloré de merveilles
Et de cauchemars en douleur

Cauchemars mélangés d’espoir
D’espoir de paix, paix en apostrophe
Monde en Catastrophe
Sans le vouloir

Ces trafiquants d’espoir, assoiffés de pouvoir, aveuglés de gloire,
Insouciants de ces complaintes
De tout un peuple en désespoir
Qui porte plainte

Tous, ensemble, sur les trottoirs
Guidés par les étoiles et les Saints du soir
Pour chanter tous ensembles à tout prix
Et tous compris, applaudis entrepris,

De loin, surprise, éprise par ce peuple candide
La PAIX cède tel un enfant prodigue
A cette belle musique parodique
D’un refrain acoustique

De l’autre coté, les coupables, absurdes
Vêtus en blanc sur le banc des accusés
Pourquoi cette décadence, ces tumultes, ces luttes ?
Accusés levez-vous ! Désabusés

C’est la PAIX qui parle, qui s’interroge, rebute
Toutes les voix se sont tues à jamais et tout se tend à l’infini
La PAIX est là, à jamais définie Condamnant à vie, toutes les brutes.

Edwige .G.SANE (SÉNÉGAL)


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