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POÈME 126











Mon Apocalypse

Tout passe, tout s’efface par liasse,
Tout se lasse devant cette vie fugace,
Rien ne bouge, hypnose ou symbiose,
Un monde prêt à éclater sous un ciel cryptobiose,
Tout court de partout en catastrophe,
Rien ne pourra arrêter cette strophe !

C’est mon cœur qui parle, mon cœur qui pleure,
C’est le cœur amer en guerre qui parle, qui tonne chaotique,

Trop tard, c’est la démesure,
C’est le monde qui montre sa colère,
Un monde hystérique en fissures,
Fécondes de tristesses sincères,
Au terme de cette fertilité du cœur, avide de points de suture,
J’ai vu le monde sous toutes fissures et coutures,
Rien à faire hélas ! Pour recoller les morceaux et les éclats de cœurs,
Rien à faire la blessure trop grave et le trou trop grand,

Soudain, on se perd tranquillement sous la beauté apocalyptique des éclats,
Doucement glacial à la fois réchauffé par les larves d’un volcan en éclat,
Et la froideur des regards las, sous un coucher du soleil, sous le glas,
Ni de chauffage, ni de chaleur, pas d’espoir pour ces âmes en errance,

Rien ne bouge au fond, cœur meurtri, plein d’amertume,
Un monde amaigri, détruit au passage par un volcan réveillé,
Sans pitié, prêt à infecter, à affecter tout sur son passage laissant une grande strume,
Tout ce qui reste, c’est un triste désert remplaçant ce jardin exotique d’agrumes,

Ce jardin qui autrefois, était mon refuge discret, mon amour secret,
Ce jardin de ma vie, de mon enfance et de mon adolescence, sacrée,

Ma vie est devenue tel un château en ruines sous un ciel d’hiver couvert de brume,
Mais demain fera jour sous le ciel et les oiseaux vont chanter,
L’Hiver va donner place à l’Eté et l’Eté au Printemps et les roses vont prospérer,
Et moi telle une déesse, telle une sirène, ma renaissance sera telle celle d’un enfant, posthume.

Edwige .G.SANE (SÉNÉGAL)


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