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POÈME 114




DONNER ET RECEVOIR

De mes pas blanchis du sol des sentiers calcinés
je suivais l'horizon et son mirage enchanteur.
Le long du chemin déjà nostalgique et réveur,
Grandissaient mon coeur et mon poumon excités.
J'ai les mains vides et qui tremblent sans cesse !
Je suis le condensé coloris sur la terre blanche.
Mes cinq doigts apportent des couleurs franches
Au paysage de mon avenir aux portes de la liesse.
Je vous tends la main chaude et bien amicale.
Et le salut de mon sourire blanc sans une carie
Efface ma solitude dans la nuit qui me ravit
Aux tiédeurs des veillées autour du griot natal.
De ce pas chaleureux encore, j'exultai !
Mon ignorance des cieux égalait mon trésor :
Cette brousse animée aux créatures d'or,
Ce petit garçon dans mon coeur qui toujours palpitait.
Je portai tous les testaments séculaires
Des fils des pères de leurs glorieux aieux.
Hommes ! Seules richesses sous les vastes cieux !
Et moi-mème de m'offrir à tous mes frères !
Ma main est dans ta main, si douce, si bonne !
Ouvre-moi ta case et donne-moi à boire !
De cette eau des sources bienfaitrices,
De cette eau des puits et des fontaines-nourrices
De cette eau de la PAIX que je viens voir.
Je veux sous la chaleur et dans la glace de l'hiver
Vos bras qui allègent ma route courageuse .
Ma savane ensoleillée aux baobabs princiers
Te revient. Ses tapis de neige me surprenaient !
Et mes pieds calcinés dans glace bienheureuse !
Partage ! Je m'enrichis dans ton bras planétaire.
Ouvrir les portes d'un nouvel avenir;
Entrer ensemble. N'en jamais vouloir sortir.
La Francophonie ! Ma nouvelle terre !
O ! Léopold Sédar Senghor !
L'Universel poète au Verbe d'Or !

Mamadou NGOM (SÉNÉGAL)


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